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Auvergne Rhône-Alpes : 20ème Journée Nationale pour la Prévention des Suicides 2016

Dans le cadre de la 20ème Journée Nationale pour la Prévention des Suicides 2016, sont programmées dans notre région les manifestations suivantes :

mardi 2 février
à l'amphithéâtre d'Ainterexpo de Bourg-en Bresse : Intervention La prévention à l'épreuve du suicide : au bénéfice des personnes âgées par Mme Marguerite Charazac-Brunel
au cinéma Le Méliès de Grenoble : Projection spéciale du film "De bon matin" de Jean-Marc Moutout, organisée par l’association Jonathan Pierres Vivantes, avec le Collectif Isérois de Prévention du Suicide

vendredi 5 février
au centre culturel (CCVA) de Villeurbanne : Journée d'échange "Rompre l'isolement" avec la participation du Dr Jean Furtos, organisée par le Réseau Rhône de Prévention du Suicide
à l'auditorium du CHS de Bassens : Journée d'échange "Prévention du suicide en Savoie" animée par Mr Didier Poudevigne et organisée par le Réseau Savoie de Prévention du Suicide

mardi 9 février
au cinéma Le Méliès de Saint-Étienne : Projection du film "Mad love in New-York" de Josh et Benny SAFDI, suivie d'un débat animé par Jacques LAPORTE et en présence des associations École des Parents et des Éducateurs de la Loire, Jonathan Pierres Vivantes, Loire Prévention Suicide et SOS Amitié St-Étienne


Vous pouvez également consulter les dernières études publiées en Auvergne et Rhône-Alpes :

Suicide et tentatives de suicide en Auvergne de juin 2015
Le suicide constitue un réel problème de santé publique, tant par les pertes en vie humaine qu’il provoque que par les problèmes psychologiques et sociaux dont il témoigne. On estime à 804 000 le nombre de suicides survenus dans le monde en 2012. Sur la période 2009-2011, 260 décès par suicide ont été enregistrés en moyenne par an en Auvergne. Avec 18,9 décès constatés pour 100 000 personnes, la région compte une surmortalité par suicide par rapport à la moyenne nationale (17,1 décès pour 100 000 personnes). Cette surmortalité est constatée seulement dans le département de la Haute-Loire et ne concerne que les hommes. Les décès par suicide touchent majoritairement les hommes et constituent une cause de décès importante chez les jeunes adultes. Le mode de suicide le plus fréquent est la pendaison. La mortalité par suicide est globalement en baisse depuis les années 2000, que ce soit chez les hommes (-12 %) ou chez les femmes (-27 %) de la région et du territoire national (-11 % chez les hommes et -14 % chez les femmes). En 2013, 1 236 personnes domiciliées en Auvergne ont été hospitalisées dans les unités de Médecine, chirurgie, obstétrique (MCO) en lien avec une tentative de suicide. La situation semble très hétérogène selon les départements de la région. Contrairement à ce qui est constaté concernant la mortalité, les hospitalisations en lien avec une tentative de suicide concernent majoritairement les femmes. Les personnes âgées de 35 à 54 ans semblent également les plus touchées. Il est constaté une prédominance des séjours pour tentative de suicide par absorption de médicaments. Enfin, le nombre de patients hospitalisés pour une tentative de suicide a globalement augmenté depuis 2011 en Auvergne.

Suicide et tentatives de suicide en région Rhône-Alpes de janvier 2016
L’Observatoire régional du suicide Rhône-Alpes a été créé en 2014 pour améliorer les connaissances sur le suicide et les tentatives de suicide (TS) dans la région. Les données présentées concernent la mortalité par suicide, à partir des bases de données du Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (Inserm – CépiDc), et les séjours hospitaliers pour TS enregistrés dans le Programme de médicalisation des systèmes d’information des services de médecine, chirurgie, obstétrique (PMSI-MCO). Environ 800 décès par suicide par an ont été recensés en Rhône-Alpes sur la période 2010-2012. Le taux annuel standardisé de mortalité par suicide s’élevait à 12,3 pour 100 000 habitants. Les suicides étaient plus nombreux chez les 45-54 ans et concernaient davantage les hommes que les femmes. Les départements de l’Ardèche, de la Drôme et de la Loire enregistraient les taux les plus élevés. En 2014, le taux standardisé de séjours hospitaliers pour TS en Rhône-Alpes s’élevait à 122 pour 100 000 habitants. Ce taux était plus élevé chez les femmes que chez les hommes. Il était également plus élevé dans les départements de l’Ardèche et de la Loire que dans les autres départements de la région. Les taux bruts les plus élevés étaient enregistrés chez les jeunes filles de 15-19 ans et les femmes de 45-49 ans. Ce premier état des lieux régional sur la mortalité et la morbidité liées au suicide montre une situation plus favorable en Rhône-Alpes que sur l’ensemble de la France. Ce travail met également en exergue de fortes inégalités par âge et sexe ainsi que des disparités territoriales importantes au sein de la région Rhône-Alpes. Afin de suivre l’évolution de ces disparités et de mesurer l’impact de la politique régionale de prévention du suicide, ces données seront actualisées chaque année et comparées de manière systématique aux données nationales. Les données du réseau OSCOUR® viendront enrichir ces résultats.