Travaux & études

Diagnostic local de santé de la Communauté d’agglomération du Puy-en-Velay

Auteurs : Venzac M, Maquinghen S, Glanddier PY, Observatoire régional de la santé d'Auvergne
- 127 pages
Thématiques :
Addictions
Cancers - tumeurs
État de santé des populations
Offre et consommation de soins
Pathologies
Prévention - Promotion Santé
Territoires et santé
Vue d'ensemble

Ce diagnostic local de santé, basé avant tout sur des données quantitatives multi-sources et facilement mobilisables, a mis en évidence un certain nombre de constats au sein de la communauté d’agglomération du Puy-en-Velay et des trois communes prioritaires identifiées par le Contrat urbain de cohésion sociale (CUCS) : le Puy-en-Velay, Chadrac et Espaly-Saint-Marcel. La population de la communauté d’agglomération est une population jeune mais inégalement répartie sur le territoire, les populations les plus âgées se situant à l’ouest de la communauté d’agglomération. La situation sociale des habitants de la communauté d’agglomération est apparue moins favorable, avec un taux de chômage élevé et une précarité financière plus importante qu’en Haute-Loire. Une précarité financière plus marquée a été plus précisément constatée au Puy-en-Velay, à Chadrac et à Espaly-Saint-Marcel, avec la présence de populations en difficulté : part d’allocataires de la Caf à bas revenus importante et en augmentation à Chadrac et Espaly-Saint-Marcel, parts de bénéficiaires du Revenu minimum d’insertion (RMI), de la Couverture maladie universelle complémentaire (CMUC) et de l’Allocation de parent isolé (API) élevées dans les trois communes. Des problèmes de santé spécifiques ont été identifiés, avec une sous-mortalité générale (toutes causes confondues) dans la communauté d'agglomération, une surmortalité prématurée (avant 65 ans) enregistrée au Puy-en-Velay et une surmortalité due aux troubles mentaux dans la communauté d'agglomération par rapport à la France métropolitaine. Ce résultat est renforcé par l’analyse de la part des nouveaux bénéficiaires d’une Affection de longue durée (ALD) ayant pour motif les affections psychiatriques de longue durée et par le montant moyen de remboursement de psychotropes par personne ayant eu au moins un remboursement. Des problèmes spécifiques dus aux troubles mentaux ont également été identifiés dans les trois communes prioritaires identifiées par le CUCS. Enfin, l’offre de soins et d’équipements sanitaires et sociaux (structures d’accueil des enfants, des personnes âgées, des personnes handicapées…) est apparue attractive, complète et diversifiée mais inégalement répartie sur le territoire. Le sud et l’ouest de la communauté d’agglomération sont moins équipés en termes de structures d’accueil des personnes âgées, handicapées et d’établissements de santé que le reste du territoire. Ces inégalités se confirment en termes de professionnels de santé alors que la population plus âgée est essentiellement située dans ces zones. Ce diagnostic permet d'établir les premiers constats sur la situation sanitaire et sociale des territoires observés et d'entrevoir les prémices d'actions à mettre en œuvre. Toutefois, l'accumulation d'indicateurs sanitaires et sociaux plus ou moins favorables ne doit pas dissimuler les dynamiques des politiques mises en œuvre et la qualité de vie du territoire observé.