Travaux & études

Maladies chroniques, recours aux soins et dépistages en Auvergne

Auteurs : Venzac M, Maquinghen S, Observatoire Régional de la Santé d'Auvergne
- 16 pages
Thématiques :
État de santé des populations
Maladies chroniques
Prévention - Promotion Santé
Vue d'ensemble

En Auvergne, un quart des individus âgés de 15 à 85 ans déclarent avoir une maladie chronique, c’est-à-dire une maladie qui dure longtemps (au moins six mois) et qui peut nécessiter des soins réguliers. Cette part, qui augmente progressivement avec l’âge, est similaire à celle constatée dans le reste de la France. Les trois maladies les plus citées par les personnes déclarant avoir une maladie chronique sont les maladies cardio-vasculaires, les maladies endocriniennes ou métaboliques et les maladies des os et des articulations. Plus de 97 % des personnes atteintes d’une maladie chronique ont consulté un médecin généraliste au cours des 12 derniers mois. Cette part atteint plus de 8 personnes sur 10 chez celles ne déclarant pas de maladie chronique et est plus élevée chez les femmes que chez les hommes. En dehors du médecin généraliste, le dentiste a été consulté par plus de la moitié des personnes interrogées au cours des 12 derniers mois. Plus de 7 % des personnes enquêtées déclarent avoir dû renoncer à des soins de santé pour des raisons financières. Cette part est plus faible dans la région Auvergne que dans le reste de la France (10 %). Avoir dû renoncer à des soins de santé pour des raisons financières est davantage déclaré par les femmes que par les hommes. Cette part est également plus élevée chez les personnes de 26-85 ans n’ayant aucun diplôme, par les personnes au chômage ou inactives (hors retraités), par les individus ayant un revenu inférieur à 1 100 euros par unité de consommation et par ceux ayant déclaré avoir une maladie chronique. Concernant le dépistage, en Auvergne, 17 % des femmes enquêtées déclarent ne jamais avoir eu de frottis vaginal. Près de 9 femmes âgées de 40 à 85 ans sur 10 ont déjà fait une mammographie au cours de leur vie. Enfin, chez les hommes âgés de 40 à 85 ans, 42 % déclarent avoir déjà fait un test de recherche de sang dans les selles.