Travaux & études

Le renoncement aux soins des publics précaires en Auvergne

Auteurs : Venzac M, Vaissade L, Maquinghen S, Observatoire régional de la santé d’Auvergne
Avec la participation de : Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes / com, Direction régionale et départementale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale Auvergne-Rhône-Alpes / com
- 49 pages
Thématiques :
État de santé des populations
Offre et consommation de soins
Pauvreté - précarité
Territoires et santé

Dans le cadre du Plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, l’Agence régionale de santé (ARS) et la Direction régionale et départementale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRDJSCS) Auvergne-Rhône-Alpes ont souhaité s’engager conjointement dans le pilotage d’une étude consacrée au renoncement aux soins des publics précaires en Auvergne. Cette étude, réalisée par l’ORS Auvergne dans le cadre de la Plate-forme de l’observation sanitaire et sociale (PFoss), a pour objectif d’améliorer la connaissance sur le renoncement aux soins et ses motifs pour les personnes en situation de précarité ou de pauvreté sur le territoire auvergnat de manière à orienter les actions de lutte contre le renoncement aux soins. La réalisation d’un recueil de données par questionnaire auto-administré auprès des personnes rencontrées dans les structures identifiées comme accueillant des publics en situation de précarité a été privilégiée. Au total, 2 631 questionnaires ont été collectés et analysés.

Globalement, quel que soit le type de soins, 41 % des personnes enquêtées déclarent avoir renoncé ou reporté des soins au cours des 12 derniers mois. Le renoncement aux soins est plus fréquent chez les femmes, les personnes isolées, les familles monoparentales et les personnes n’ayant pas de complémentaire santé. Le renoncement aux soins concerne avant tout le dentiste, puis le médecin généraliste. Hormis pour le psychiatre, le principal motif de renoncement évoqué est financier.

Suite à ces différents constats, il a été décidé de poursuivre cette analyse par une enquête qualitative, afin d’approfondir les raisons du renoncement et ainsi de dégager des leviers et des pistes pour agir en s’appuyant sur les dispositifs existants.