Travaux & études

Suivi épidémiologique des mélanomes en Auvergne

Auteurs : Fradet MR, Maquinghen S, Venzac M, Glanddier PY, Observatoire Régional de la Santé d'Auvergne
- 4 pages
Thématiques :
Cancers - tumeurs
Facteurs de risque
Santé environnement
Synthèses [AUVERGNE SANTE]

Le suivi épidémiologique des mélanomes mis en place en Auvergne depuis 1998 permet d’apporter des informations complémentaires aux données nationales. Les dermatologues et les anatomopathologistes de la région déclare à l’Observatoire régional de la santé d’Auvergne (Obresa) les mélanomes primitifs (y compris les mélanomes in situ) survenus chez les personnes domiciliées en Auvergne. L’analyse de ces données donne lieu à un descriptif des données ainsi qu’à l’estimation de l’incidence à partir de la méthode capture-recapture. En 2005 et 2006, 359 mélanomes ont été signalés. Le nombre de déclaration a augmenté de 39 % entre 1999 et 2006. La moyenne d’âge a augmenté significativement, de 57,8 ans en 1999, elle est passée à 65,3 ans en 2006. Le sexe ratio (homme/femme) est de 0,84 sur la période 2005-2006. Le mélanome à extension superficielle (SSM) est le mélanome le plus fréquent, ils représentent 65,9 % des mélanomes signalés. Viennent ensuite les mélanomes nodulaires dans 11,2 % des cas puis les mélanomes sur Dubreuilh dans 7,2 % des cas. La médiane de l’indice de Breslow, en diminution depuis 1999, a de nouveau augmenté en 2006. L'incidence des mélanomes estimée en Auvergne par la méthode capture-recapture varie depuis 1999 entre 7,3 et 7,9 pour 100 000 hommes et entre 9,4 et 9,7 cas de mélanomes pour 100 000 femmes. En France, en 2000, l'incidence était de 7,6 chez les hommes et 9,5 chez les femmes (réseau Francim). En 2001-2003, les taux comparatifs de mortalité par mélanome malin de la peau sont de 3 décès pour 100 000 hommes et 1,6 décès pour 100 000 femmes en Auvergne (ces données sont similaires aux données françaises : 2,6 pour 100 000 hommes et 1,8 pour 100 000 femmes). Comme au niveau national, le mélanome est plus fréquent chez les femmes mais la mortalité par mélanome reste plus importante chez l'homme. Deux hypothèses sont avancées : d’une part, le diagnostic est fait à un stade plus tardif chez l'homme que chez la femme et d’autre part, à stade égal, les cas masculins ont une évolution plus rapide et plus sévère que les cas féminins. Ce travail, réalisé jusqu’en 2008, permettra de suivre l’évolution de l’incidence des mélanomes cutanés en Auvergne, malgré les limites de la méthode capture-recapture. A ce titre, la participation des dermatologues doit être encouragée.

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